Interview avec Marc Vieillefon : le musicien humaniste qui brise les frontières

Marc Vieillefon en escale à Sète ©Christine Roussel

J’ai eu l’honneur de rencontrer Marc Vieillefon lors de son escale à Sète, un brillant violoniste diplômé du CNSM de Paris en violon et musique de chambre, il se perfectionne, entre autres sous l’oreille aiguisée d’un Isaac Stern ou sous la direction affûtée de Leon Fleisher. Lauréat de divers concours internationaux, le musicien accompli a mené également une carrière de chambriste en jouant dans divers quatuors tels que le célèbre Quatuor Debussy.

Aujourd’hui je m’intéresse particulièrement au randonneur-violoniste, au randoloniste comme il se décrit lui-même. En réaction à l’accablante période actuelle qui ne cesse de pervertir le lien social, Marc s’engage à fuir les sentiers battus, au sens propre comme au sens figuré. Je découvre son projet nommé Musirando , une ambition de faire le tour de France à pied, violon sur le dos, et déterminé à provoquer du partage autour de rencontres musicales, les fonds récoltés au cours de ce voyage seront entièrement reversés à l’Association malgache Zazakely .

Depuis peu Marc a harmonisé son parcours d’une tonalité différente, car il a choisi, en parallèle de se dévouer à l’enseignement de la Musique de chambre au conservatoire de Marseille.

© Musirando

Il paraît que tout a commencé par un rêve pendant une sieste, celui de partir pendant quatorze mois, est-ce vrai ? Et si oui, as-tu pour habitude de réaliser tes rêves après le réveil ?

Je n’ai pas rêvé que je partais quatorze mois, je rêvais que j’étais sur le point de faire le tour de France à pied, un rêve bref et vraiment extrêmement vrai. J’ai des concerts toute l’année dans le monde entier, et d’un seul coup je me suis retrouvé à ne rien faire sur mon canapé depuis un sacré bout de temps, alors ce tour de France est devenu une évidence. J’ai partagé ce rêve et ce désir auprès de mon amie, elle m’a répondu « Vas-y, fais-le »

Cette envie de voyager à pied t’a-t-elle déjà traversé l’esprit en étant plus jeune ? Ou est-ce une envie soudaine ?

J’ai toujours adoré les récits de voyage, et celui de Bernard Ollivier Longue marche *, m’a particulièrement bouleversé, il a parcouru 12 000 km à pied, la Route de la Soie, d’Istanbul à la Chine en trois ans. A l’époque j’étais jeune papa et je ne pensais pas à partir, mais l’envie de cette aventure est toujours restée en moi.

Il me reste un tiers de ma vie de travail, aujourd’hui mes enfants sont grands et si je dois réaliser quelque chose c’est maintenant. Toutes les conditions sont réunies et finalement c’est la période parfaite pour partir, car le désastre du Covid nous empêche de nous rencontrer, de partager des moments ensemble. Les musiciens existent malgré tout, les mélomanes aussi, et les élèves aussi.

Ma première femme, créatrice de site, a créé le site Musirando et Yannick mon meilleur ami, qui a trouvé l’idée extraordinaire s’occupe de la logistique.

« Tous les gens que j’ai rencontrés en chemin ont été incroyables, ils ne demandaient qu’une seule chose, celle de sortir de cette sclérose sociale, ils ont utilisé ma venue, ma présence pour revivre et moi, j’ai profité de leur accueil pour revivre. »

Choisis-tu de marcher seul ou bien avec de la compagnie ?

Je marche seul la plupart du temps, il s’agit pour moi d’une introspection, une psychanalyse sur ce que je suis en train de faire, où je me situe, dans la vie, sur Terre. Cependant il m’arrive de marcher avec une personne que j’ai rencontrée la veille, à une soirée et qui se propose de m’accompagner pendant quelques kilomètres.

Yannick m’a également accompagné dix jours dans les Alpes, comme une sorte de pèlerinage en l’hommage à un ami décédé en mars 2020, un vieil ami que nous connaissions depuis l’âge de treize ans.

Tu voyages à la rencontre des autres, comme avec toi-même lorsque tu marches seul, cela ne s’apparente-t-il pas à un voyage initiatique ?

Oui c’est exactement ça, d’ailleurs la plupart des livres qui parlent de la marche révèlent tous la même chose, le voyage initiatique.

 « Lorsqu’on marche, on avance à la vitesse de l’homme ; alors que le monde va très vite tout le temps, et ce dont j’avais envie c’est d’être dans une sorte de contemplation des paysages et il n’y a que la marche qui permet cela »

Es-tu hors du temps pendant que tu marches ou bien tu te fais-tu rattraper par ton planning des rencontres ?

Oui je suis hors du temps, mais c’est vrai que la seule chose à laquelle je dois me tenir sont les rendez-vous presque quotidiens dans des lieux inconnus et avec des gens inconnus. J’ai beaucoup  communiqué avec eux avant, j’ai alors l’impression de les connaître depuis toujours.

Je parcours entre vingt et trente-cinq kilomètres par jour en fonction du dénivelé, et de ma forme physique et j’ai donc toute la journée pour marcher seul, hors du temps.

« La Gavotte des baisers » rebaptisée « La Marmotte des baisers », Marc Vieillefon Août 2021

Ton arrivée est prévue le 22 mai 2022, penses-tu y arriver ?

Non, j’avais prévu de faire ce tour de France en quatorze mois, mais entretemps j’ai été nommé au Conservatoire National de Musique de Marseille, sans cela j’aurais continué mon parcours, il durera peut-être trois ans au lieu de quatorze mois.

Comment vas-tu jongler entre ton activité d’enseignement et le Randoprojet ?

C’est la grande question ! Je pourrais imaginer partir le dimanche jusqu’à Marseille, enseigner à partir de mardi et repartir marcher du jeudi au dimanche. Par contre, en ce qui concerne la marche sur la côte Atlantique, le Finistère et le Nord, je le ferai pendant les vacances, tout en pensant aussi à rendre visite à mes proches.

Je ferai ce que je peux, je pourrai même continuer ce voyage pendant que je suis à la retraite. Le plus gros a été fait : les Vosges, le Jura, les Alpes, et je ne traverse pas la France comme le Massif Central,  les volcans d’Auvergne, ce n’est pas sur ma route.

La route de l’inconnu peut parfois présenter des événements hostiles, tant au niveau du parcours à pied qu’au niveau des mauvaises rencontres. As-tu eu des doutes en te lançant dans ce projet si ambitieux ? As-tu peur de l’inconnu ?

Non jamais ! Et j’ai bien fait, car tous les gens que j’ai rencontrés en chemin ont été incroyables, ils ne demandaient qu’une seule chose, celle de sortir de cette sclérose sociale, ils ont utilisé ma venue,  ma présence pour revivre et moi, j’ai profité de leur accueil pour revivre.

Je savais où j’allais, je ne suis pas parti pour aller traverser le désert, ni pour aller dans un pays en guerre.

Je me suis senti l’homme le plus privilégié de France, le monde restait cloîtré chez lui tandis que moi je faisais tout l’inverse. Non je n’ai eu aucun doute dans ce projet.

Recherche-tu les conditions extrêmes pour révéler ce cheminement personnel, cette rencontre vers toi-même ?

Je n’ai jamais recherché les conditions extrêmes mais je n’ai pas cherché à les éviter.

Quand j’ai traversé la Baie de Somme avec trois jours de tempête, ou bien les plages du Nord avec un vent de face à 120 km/h avec du sable, pour les  dix kilomètres restants je me suis demandé si je n’allais pas rentrer dans les terres pour éviter la tempête de sable et je me suis dit «A peine parti, tu commences déjà à fuir les éléments, mais qu’est-ce que tu vas faire dans les Alpes après ? ». J’ai été presque trop loin à ce moment-là, avec un malaise à moins de un kilomètre de l’arrivée, je me suis retrouvé à terre au milieu d’une piste à ne plus pouvoir bouger, cherchant une barre de céréales et j’ai pensé : « Tu ne vas pas quand même crever là, après avoir fait vraiment une énorme étape ! »

J’ai parfois eu très peur tout seul en haut d’un col, où on tient à peine debout, avec le vent soufflant dans tous les sens, le soleil qui se couche et moi qui me trompe de dix bornes.

Je peux aller chercher les éléments, voir ce que je suis capable d’endurer mais surtout pas d’excès d’orgueil parce que ça peut devenir de l’égoïsme à ce moment-là.

Est-ce de l’égoïsme vis-à-vis des autres ?

Oui, c’est-à-dire que si je meurs à ce moment-là, on se demanderait à quoi aurait servi toute cette aventure ? A 53 ans j’apprends encore des choses, je connais maintenant mes limites.

Quels sont les objectifs qui te tiennent à cœur dans ce Randoprojet ? Es-tu comblé par rapport à tes prévisions de départ ?

Oui, c’est très au-dessus de mes espérances, j’ai rencontré énormément de belles personnes et j’ai aussi découvert de fantastiques paysages dans toute la France. Je ne m’attendais pas à cela, je savais que la France était belle mais je ne connaissais pas les gens.

Par contre je me suis fixé un principe lors de mes rencontres : ne jamais parler ni de politique ni de religion.

Le but principal de ce tour de France à pied est de soutenir l’Association Zazakely (qui signifie enfant en Malgache) à Madagascar. Je suis intermittent du spectacle et j’ai été indemnisé sans travailler, et tout ce que je gagne avec Musirando est reversé pour cette bonne cause.

Je veux collecter des fonds pour aider à construire une salle polyculturelle dans un quartier pauvre d’Antsirabé, ville où l’association est basée, les membres ayant toujours œuvré dans l’éducation et la santé de l’enfant. Mais il y a aussi beaucoup d’artistes, de sculpteurs, de comédiens, et de musiciens, aucun d’eux ne dispose de lieu pour répéter ou se produire. Le terrain étant déjà acheté, alors c’était pour moi une évidence de contribuer à la construction de l’œuvre.

Tu es né à Madagascar, y as-tu vécu ?

Oui je suis né à Antananarivo, mais j’y suis parti avant l’âge de deux ans, sans jamais y retourner. J’ai toujours eu envie de faire quelque chose pour ce pays, et cette occasion s’est présentée.

Comment pouvons-nous soutenir l’association Zazakely ?

En allant sur le site internet de Musirando, vous pouvez me proposer un hébergement pendant mon  tour de France, ou proposer une intervention musicale, ou faire un don à mon association Musirando. Vous pouvez également faire directement un don à l’Association Zazakely, en utilisant le lien sur mon site, car il existe plusieurs associations du même nom.

©Association Zazakely Madagascar

Traverser la France à pied à la recherche du partage musical est très fascinant. Comment vis-tu ces rencontres, la prise de contact est-elle facile ?

Il y a eu toute sorte de prises de contact. Je devais partir en novembre 2020 mais le deuxième confinement m’a obligé à repousser le départ en mars 2021, j’ai inversé mon itinéraire en commençant par l’Est au lieu de l’Ouest, afin d’arriver dans les Alpes en été pour éviter la neige. Or, il a fallu que je trouve des contacts rapidement dans l’Est. J’ai eu la chance d’obtenir une chronique de 2’30 minutes sur France Musique qui m’a amené par la suite quatre-vingt propositions d’hébergements en une semaine ! et parmi elles, aucune de mes connaissances. J’ai également contacté cent-soixante écoles de musique pour aller à leur rencontre, certaines ont été frileuses tandis que d’autres ont trouvé l’idée géniale.

Par exemple, j’ai enseigné la musique chez un professeur qui a invité tous ses élèves à son domicile, l’école de musique étant fermée ce jour-là, nous avons passé un jour et demi ensemble à faire de la musique !

Je vais vers les gens et les gens viennent aussi vers moi, donc les prises de contact se font dans les deux sens.

« Il faut remettre la musique là où elle se trouve, dans son élément le plus simple, à l’image des troubadours qui faisaient découvrir leurs musiques de village en village. »

Tu as su rebondir face à cette crise sanitaire et sociale en œuvrant dans une aventure nouvelle, en devenant un vecteur de lien social.

Indépendamment de cette période, fais-tu Musirando pour rompre avec les codes et le côté de la scène traditionnelle où la relation musicien/public reste distante ? As-tu eu envie de nouer une relation plus proche avec des personnes lambda ?

Oui, complètement. Il faut remettre la musique là où elle se trouve, dans son élément le plus simple, à l’image des troubadours qui faisaient découvrir leurs musiques de village en village. Durant mon tour, j’ai joué aussi bien devant trois personnes que devant deux-cent-cinquante sur une place de village.

Tu te décris comme un interprète de musique classique, mais quelques extraits vidéo dévoilent ta pratique musicale improvisée avec d’autres, ce qui semble nécessaire pour partager spontanément avec les autres, randonner avec une bibliothèque de partitions est impossible…

Je dispose d’environ deux heures de musique accompagnée par l’application Metronaut.

Je suis un musicien classique mais j’ai toujours aimé jouer des tangos argentin, j’ai joué beaucoup de variété, j’ai hérité d’une culture musicale variée grâce à mon père qui écoutait du jazz, de la chanson française. J’ai toujours aimé improviser, je ne suis pas jazzman, mais j’aime bien me lancer.

Dans ma démarche musicale, je ne juge personne et je n’aimerais pas être jugé non plus. Auparavant je ne pouvais pas parler en public, je préférais jouer du violon. Aujourd’hui je me moque de ce qu’on pense et je ne juge personne dans ce tour de France, ce qui ne m’empêche pas d’avoir mes convictions. Et je m’amuse vraiment, j’ai pu partager de la musique iranienne, du blues, du jazz.

Tu ne connais pas encore les sensibilités et affinités musicales des personnes avant de les rencontrer, comment faites-vous pour vous accorder ?

Cela m’est arrivé de discuter au téléphone de ce que nous pourrions jouer et de se préparer mutuellement à un défi que nous nous sommes fixé six mois après, cela a permis à certains de renouer avec leur instrument qu’ils n’avait pas touché depuis des années.

As-tu l’impression de recevoir autant que tu donnes ?

Oui ! J’ai vécu une très belle rencontre avec une famille, des producteurs de lait, le père a sorti sa contrebasse à piston, rangée dans un placard depuis des années, et j’ai passé un très bon moment musical avec tous les membres de la famille, tous jouaient d’un instrument.

Il y a eu aussi l’accueil émouvant des enfants à l’hôtel de ville de Woippy, près de Metz. Ils m’ont reçu en étant vêtus d’une écharpe de maire. Arrivés au conservatoire de musique, le Big Band m’attendait, prêt à ce qu’on joue ensemble.

Après j’ai passé la soirée chez Alain, un luthier extraordinaire qui joue de la viole de gambe. Toute la journée  ça n’a été que cela : du partage, des émotions intenses, j’ai les larmes en y pensant… Ce voyage est vraiment au-dessus de mes espérances. 

Marc Vieillefon dans l’atelier d’Alain Meyer

© Le Parisien, LP/Olivier Arandel

Quel effet cela te procure-t-il de sortir ton violon et de jouer sur un glacier des Alpes ? Beaucoup de musiciens rêveraient de jouer dans des lieux insolites…

Cela m’est arrivé petit à petit sans que je m’en rende vraiment compte. La première fois cela s’est passé sur les plages du Nord pour m’abriter du vent, j’ai pénétré dans un des blockhaus, un lieu tagué, avec le fer du béton armé encore apparent. J’ai sorti mon violon et j’ai joué, seul, dans cet endroit sans vraiment savoir pourquoi je faisais cela, certainement pour entendre un peu de musique et d’émotions dans ce lieu de massacre. Après c’est devenu presque une sorte de rituel, j’ai joué aussi devant un blockhaus de la ligne Maginot, ou bien en haut d’un rocher entouré d’arbres, un moment magnifique ! mais aussi sur un bateau, sur des miradors de chasseurs.

On ne joue pas nécessairement pour d’autres gens, mais pour soi-même et les lieux qu’on fréquente et amener de la musique dans des endroits où il n’y en a jamais eu, c’est superbe.

« Irish Lake » par Marc Vieillefon/Randovidéo Musirando, Août 2021

Pour ceux qui ont envie de partir dans une aventure peu commune comme la tienne, que leur conseillerais-tu ?

Lorsqu’on se lance, dans n’importe quelle aventure, l’important c’est de « faire », et surtout ne pas attendre que tout soit réuni pour commencer, car c’est en décidant de « faire » que les choses se réunissent. Si on attend, on risque d’attendre toute sa vie, la vie est courte. Evidemment, on ne se lance pas au détriment des autres, tout cela s’organise, on ne part pas n’importe comment, il ne s’agit pas de bousiller une famille. En effet, en faisant un acte social, solidaire, généreux et humain, cela peut devenir l’inverse, un acte égoïste.

Indépendamment de la crise sanitaire, as-tu ressenti la peur de l’étranger ?

Non car je n’ai jamais fait de mauvaises rencontres, et je vais aussi vers les gens. J’ai dormi aussi bien dans un appartement dans une cité de Strasbourg que dans un château dans l’Ain. Je ne juge pas, je rencontre les gens.

La vraie « chanson de salon », Marc Vieillefon avec François et ses amis – Randovidéo Juillet 2021

Bien sûr, j’ai eu aussi quelques idées sur certaines personnes, mais j’ai voulu absolument les gommer, parce que nous sommes tous égaux. Musirando, c’est un tour de confiance, du respect et c’est une manière de vous dire « Arrêtez avec cette peur de l’autre », il existe plein de gens responsables, remplis de bonnes intentions. J’ai connu des familles avec lesquelles il a été difficile de partir, aujourd’hui encore je communique avec elles tous les jours. A l’inverse, je ne retournerai pas dans certains endroits, non pas parce que j’ai passé un mauvais moment, c’est une histoire d’atomes crochus, ou pas.

Depuis trois jours à Sète, je vis quelque chose d’extraordinaire, Yann a été l’un des premiers à me contacter en me laissant un message très émouvant au sujet de sa proposition d’hébergement, sur sa jonque chinoise. Je l’ai rappelé à la seconde, car j’ai senti un vrai fluide, ça a « matché » tout de suite.  

Le retour à la vie normale ne va-t-il pas te paraître fade ?

Je n’aurai plus jamais une vie normale, parce que c’est une aventure qui marque à vie, cela aura vraiment une incidence sur ma relation avec les autres.

Est-ce que tu vas retourner jouer sur la scène traditionnelle ?

Je ne sais pas trop, j’ai passé ma vie à faire des concerts, des spectacles. J’aime bien mais je décide de faire de l’enseignement pour changer aussi. Je ferai sûrement des concerts, mais sans faire partie d’un ensemble constitué, où j’ai travaillé toute ma vie en exclusivité, tous les jours, avec les mêmes personnes, bien que ce soit impératif lorsqu’on veut devenir un musicien accompli, mais pour moi c’est terminé.

©Emmanuelle ALES

Dernière question, projettes-tu d’écrire un livre qui raconte ton voyage à pied ?

Je crois. D’abord parce que j’ai pris énormément de notes et que l’on m’a tendu le bras pour écrire un livre. Si je dois écrire quelque chose ça concernera la première partie de Musirando, de la Normandie jusqu’à la Côte d’Azur, ce qui se passe après n’est plus le même projet puisque j’ai été nommé à Marseille.

Propos recueillis par Ezaka Rakotondramanana, Sète – Septembre 2021

Marc Vieillefon et Ezaka, auteure chez Coeur utopiste
© Christine Roussel

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